Je suis né en avril 1967 dans le centre de la France, à Orléans.
C'est en 1992 que je m'installe à Paris.

Depuis toujours intéressé par la beauté des corps, je décide en 1993 de faire partager, sur le papier, mes sentiments et ma vision de l'homme. C'est alors en parcourant les rues de Paris, que j'aborde des personnes qui m'émeuvent afin qu'elles deviennent mes premiers modèles.

Très vite, mon travail est remarqué et de contacts en contacts, je réalise des photographies pour des agences de mannequins. C'est ainsi que, pendant plus de deux ans, je m'adonne à la réalisation des books de jeunes modèles.

C'est en fait le naturel, le charme, la sensualité et la séduction que je souhaite exprimer en demi-teinte dans mes clichés.

En mars 2002, je publie mon premier livre, intitulé "whenIsee men", qui regroupe 96 photos de mes plus beaux modèles de l'époque.

Aujourd'hui, la majorité des modèles que je rencontre, sont des novices et, dans la plus part des cas, posent pour la première fois. Je peut ainsi " saisir " la fraîcheur qu'ils dégagent et la faire partager.

Parallèlement, sous le pseudonyme d’Aymeric J Parcehn, je photographie des lieux, des personnes de la rue, des objets avec la même émotion et le même objectif : séduire et émouvoir.

  Les modèles masculins : l’émotion d’abord
 

Lorsque je photographie des hommes, mon seul but est de mettre en valeur le modèle au travers de sa plastique. J’essaie de communiquer, dans la photo réalisée, toute l’émotion, la sensualité et l’érotisme que peuvent m’inspirer le visage, le corps ou l’image globale du modèle.

Le plus difficile, dans cet exercice de style, est de ne pas dépasser les frontières du vulgaire et du sexuel lorsque l’on souhaite faire partager un visuel érotique.

Mon but est qu’une personne qui regarde l’un de mes clichés soit émue, éprouve de l’attirance pour le modèle, pour le cliché lui-même, ou pour la mise en scène. Car c’est la totalité des facteurs qui font qu’une photo est réussie et qui permet de provoquer une réaction chez la personne qui l’aimera ou la détestera.

En tout état de cause, ils associent la plastique du modèle au lieu et à l’angle de prise de vue, en passant par la lumière et la sensibilité que je leur donne. C’est cet ensemble qui compose le cliché. Chaque élément est indispensable et indissociable.
 

Des lieux : glauques, tristes et décalés

 

Les lieux que je choisis sont souvent décalés par rapport au modèle, en ruptures avec lui. J’aime les contrastes. Ainsi, j’ai tendance à placer un modèle « bon chic bon genre » dans un endroit glauque, et inversement.
La condition du choix d’un endroit est basée exclusivement sur le ressenti que j’éprouve lorsque je me trouve sur le lieu.

Indépendamment du résultat du cliché, le lieu a beaucoup d’importance car le modèle doit s’y sentir à l’aise ou, au contraire, le déranger afin que je puisse en soustraire un comportement, une idée, un concept. La règle primordiale à respecter, dans tous les cas, est de s’assurer du maintien du naturel du modèle mêlé de sensualité et d’agressivité.

Le manque de chaleur et d’émotion des studios de photographie ne m’ont pas permis, jusqu’à ce jour, de réaliser, sauf pour quelques cas rares, un travail intéressant. C’est pourquoi je n’y travail pas ou très peu.

 

Les modèles : d’abord une gueule, ensuite un corps

 

Mais cela ne s’arrête pas uniquement au choix du lieu. Le modèle est bien entendu important.
Même si les caractéristiques physiques de mes modèles peuvent être décrites (brun, visage creux, musclé sec, …), c’est surtout au feeling que je fonctionne.

Toutefois, et même si j’aime à photographier les corps, il est impératif que le modèle ait un visage qui m’inspire.

Peu importe que le modèle soit d’ailleurs un professionnel, qu’il soit dans une agence, ou que ce soit sa première expérience en matière de photo. D’ailleurs, je préfère que ce soit une première expérience. En effet, il est dans ce cas plus difficile d’obtenir ce que je souhaite, mais le modèle me donne plus de naturel, plus de lui-même, moins d’artifice.

Un des éléments qui fait l’originalité de mes clichés est le naturel, cet aspect « commun » tout en étant exceptionnel. C’est l’une des raisons qui fait aussi qu’il est difficile de poser pour moi.
Bien entendu je guide le modèle, le place dans l’espace choisi, mais je ne lui demande rien d’autre, ce qui est beaucoup lorsque vous êtes devant l’objectif.
Ceci est plus difficile à intégrer pour lui que d’être dirigé entièrement, mais c’est le seul moyen pour que chaque modèle me donne de lui même, de sa personnalité et soit au final le plus naturel possible. C’est ensuite toute la mise en scène dans laquelle ils se trouvent qui fera, avec un cadrage adapté, le reste.

Il y a cependant une exception, c’est l’expression de visage. Je souhaite qu’elle soit à la fois séductrice et agressive. Ce qui en soit est assez contradictoire et donc difficile à réaliser. Mais, lorsque l’on obtient ce subtil mélange, la personne qui voit la photographie est à la fois désireuse de « faire le premier pas » et en même temps n’ose pas le faire par peur. C’est encore une fois, tout comme pour les lieux, ce contraste que j’aime à faire ressortir.
 

La technique : aucun intérêt

 

Quand à la technique, elle ne m’intéresse pas. Même s’il en faut pour réaliser un cliché, ce n’est pas avec elle ou grâce à elle que je compose mes photographies, mais avec mes sentiments et mon émotion.

Ainsi, pas de maquillage, pas d’éclairage artificiel, que du naturel.

Cela me permet d’une part, en ce qui concerne la lumière, de pouvoir bouger par rapport au modèle pour saisir le meilleur angle, la meilleure prise. De plus, cela permet de changer de lieu ou de position, dans un même lieu, plus rapidement, et ainsi faire, d’une séance photo, quelque chose de soutenu et de vivant pour le modèle.

Pour le maquillage, c’est la volonté d’obtenir le modèle tel qu’il est et non remodelé artificiellement.
A moi de le mettre en valeur, à moi de faire qu’une légère imperfection deviennent un atout et quelque chose de séduisant.

Le seul trait technique qui caractérise mes clichés est le grain. En effet, j’aime les clichés qui jouent sur les ombres et sur un grain élevé. Et encore… Car, je ne souhaite pas que l’on regarde un de mes clichés pour sa technicité, mais pour l’émotion qu’il dégage.

Et en ce qui concerne la couleur ou le noir et blanc, cela dépend des modèles qui, pour certains, sont plus sensibles et émouvants en noir et blanc et d’autres en couleur. Cependant, j’avoue avoir une très nette préférence pour le noir et blanc.

 

En résumé : mes clichés ne s’expliquent pas, ils se regardent

 

Je suis sûrement le plus mal placé pour décrire mes clichés. Surtout, que je considère qu’il n’y a pas vraiment quelque chose à expliquer, mais uniquement à regarder.

Mais si je devais cependant qualifier mes clichés avec quelques mots, ce seraient sans doute : émotion, sensualité, mélancolie.

Enfin, ma plus grande récompense est de voir l’une de mes photos affichée chez quelqu’un et que cette personne, sans savoir que j’en suis l’auteur, en parle avec tout ce qu’elle ressent en la regardant.

accueil | casting | contact | modèles | biographie | livre d'or | liens
version française version anglaise
© copyright Jean-Marc